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jeudi, 28 janvier 2010

Baser l'âge de départ en retraite sur la productivité...

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mercredi, 27 janvier 2010

Storytelling et reconstruction identitaire

(suite à l'article et l'interview de Christian Salmon, On ne construit pas l'identité d'une nation, Rue 89)

Il faut insister peut-être sur le caractère morbide des thématiques engendrées par le storytelling.

Le choix rhétorique qu'une identité puisse s'appliquer sur une chose et non sur une personne montre que nous aurions perdu le sens de ce qui vit et de ce qui est inerte. Ceci est fondamental pour le travail méticuleux de destruction néolibérale. Nous serions de ce fait "labellisés" par ces thématiques, dans le projet calculé d'une réification des esprits.

Le succès de l'exposition internationale "Our Body", d'une exposition esthétisant principalement la mort par la présentation de cadavres anonymes dans les musées Occidentaux, avait montré cette autorisation éthique : la possibilité qu'un débat abject puisse avoir lieu, après coup.

Certes, « on ne construit pas plus l'identité d'une nation que l'identité d'une marque", mais surtout, ne peut-on pas mieux désormais construire l'identité de toute chose à partir de son propre cadavre? Le débat voudrait nous en donner quelque part le mode d'emploi, mais beaucoup pensent qu'il n'a lieu d'être.

Cette ambiance nous fait l'aveu quelque part de sa propre défaite idéologique, nous fait la confession que les valeurs capitalistes de l'UMP en somme, sont caduques. Il ne lui reste plus qu'à raconter une histoire sur son propre cadavre. D'où le storytelling populaire sur l'identité nationale, pas très glorieux sur la fin, d'une aura piteuse. On peut se questionner sur la fin improbable de ce storytelling communautaire, à distinguer de l'hypothèse de "sortie d'histoire" tel que vous le faites sur Obama.

La morbidité est le symptôme qui fait ressurgir chez nous toute cette fable réparatrice et reconstructrice : si quelque chose a été détruit en nous, il n'y a que le slogan, que la fiction magique qui pourrait nous reconstruire. Sous un slogan vide de sens, sous "l'identité nationale" transpire cette réification et ce ravalement mythique de la personne "France", auquel nous serions sommés de répondre. Peu importe le sens de la réponse, pourvu qu'il soit répondu, que ça réponde.

samedi, 16 janvier 2010

Chabot/Peillon/Bourdieu

Bravo Vincent Peillon pour cette analyse pratique des médias. Pierre Bourdieu s'était confronté au mensonge, comme vous, lors de la préparation d'Arrêt sur images en 1996

Par contre, il était venu lui, sur le plateau, mais on avait refusé à son invité l'entrée du plateau, le cinéaste Pierre Carles... Bourdieu n'avait pas pu démontrer calmement tout le mal qu'il pensait de la télévision avec des extraits de son choix, que Pierre Carles aurait pu commenter, extraits qui avaient été convenus par contre à l'avance lors de la préparation de l'émission. Bourdieu n'avait pas pu démontrer que la structure et l'organisation du plateau télé empêche toute critique sur la télévision. Et on peut lier l'enjeu d'une présentation publique du vrai débat démocratique, même à propos d'un sujet aussi "piégé" que l'alternative "identité nationale/immigration", avec votre absence, mise en scène, certes, mais significative de l'enjeu auquel doivent répondre les politiques responsables devant les manœuvres médiatiques dont se rendent complices les journalistes, au-delà des postures très "éthiques" qu'ils prennent.
On peut dire que votre absence sur le plateau de Chabot dans un débat faussé montre que vous poussez très logiquement l'analyse de Bourdieu sur la télévision, et que vous avez pris en compte sa conclusion : que la critique de la télévision à la télévision est quasiment impossible lorsqu'on y participe. Qu'il s'agit de la produire en dehors, mais dans un dehors connecté au-dedans, si je puis dire... Résultat, la mise en scène de votre "absence" à ce débat semble toucher son but : elle réussie à faire "dérailler" maintenant médiatiquement le débat identité/immigration qui était prévu par le pouvoir, et vous êtes invités sur d'autres plateaux pour dénoncer cette situation. Mission accomplie. Ce combat est important, il est une forme de résistance par le "buzz". Il est bon de comprendre l'ajustement des médias au pouvoir en temps de crise, leurs manœuvres sur la structure du plateau télé, etc...

jeudi, 14 janvier 2010

Chemins et foules

La plupart de mes chemins sont vides, vidés de toute présence humaine?

 

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Bagnolet, Parc des Guilands


Pourtant, les chemins de ville font la ville, et la ville grouille d’individus, qui ignorent pour la plupart ces espaces. Ceux-ci apparaissent rarement à l’image. Entre l’abandon et le luxe, les chemins filent à travers nos tours et nos quartiers. Comme des voies parallèles, ils nous donnent étrangement un condensé de la situation photographique d’aujourd’hui. Un certain charme des lieux de la ville oubliés émane de cette mémoire vive pourtant inscrite dans le sol.

 

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On peut faire une correspondance entre les chemins et les images. Elle s’appuie dans un rapport de désertion et sur un charme particulier. Ces espaces, images et chemins, vides de toute présence humaine, annoncent pourtant une esthétique qui semble avoir été la conséquence d’une évolution juridique liée au droit à l’image. En France, les images photographiques sont soumises à une juridiction précise du droit à l’image. Il devient risqué de photographier quiconque ne donne pas son accord pour l’utilisation sous condition de son image. Cette disposition sur le droit à l’image au USA par exemple n’existe pas. Elle a permis à une génération de photographes américains forts prisés par les musées (Garry Winogrand, Lee Friedlander, Diane Arbus, entre autres) de mettre en mémoire dans un style photographique pouvant se focaliser dans un style, la street photography, qui neutralise le fond pour mettre en avant la présence humaine. Cette esthétique a pu relater la vitalité urbaine d’une époque… aux Etats-Unis, pendant les années soixante-dix.

Chez nous, à l’inverse, une chasse permanente de la présence humaine non négociée s’attelle à débusquer des lièvres. Sous couvert de respect de la personne et de droit à l’image, nous perdons des années en procédures pour savoir laquelle de telle célébrité anonyme obtiendra de tel photographe les dommages et intérêts qui lui seront dûs. Si bien que l’on peut considérer qu’un simple décret de loi interdisant l’usage de “capture physique” des personnes à l’image aurait à lui seul influencé une esthétique européenne, une photographie dénuée d’êtres vivants. L’école allemande de Düsseldorf a peut-être reprise à son compte cette esthétique light, en la déconstruisant cependant.

Des Becher à Andréas Gursky, en dépit des autorisations à obtenir de la part de chaque participant à l’image, la question métaphysique de l’image et de son rapport à la personne consiste à se demander à partir de combien de personnes on obtient une foule à l’image pour se protéger de tout procès désobligeant. Le temps n’est plus celui ou spontanément, Weegee pouvait se permettre de photographier une foule sur une plage, où tous les yeux étaient dirigés vers l’objectif de son appareil.

 

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1940 © Weegee.

Cette mise en scène spontanée serait impensable en france, seulement lors des concerts et des grandes réunions. Une foule est plus ou moins neutre. Il renvoit ainsi au prédicat sorite qui interroge l’identité à partir du nombre : à partir de combien de grains de sable on a un tas de sable, ou à partir de combien de cheveux suis-je chevelu ou chauve?

 

 

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Porte de Montreuil, "Puces"

 

 

 

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Porte de Montreuil, "Puces"



ps: Un "chemin" dans ma terminologie, peut aussi constituer l'état particulier d'une route, rue, dans la mesure où l'on arpente ces territoires comme un chemin, à la découverte de leur singularité. Là où il se trouve peu fréquenté, le chemin n'a rien d'intéressant en soi, simplement la fonction de contenir des résidents.

mardi, 05 janvier 2010

Cocksucker Blues de Robert Frank

_ tu veux l'adresse de l'url pour le stones de robert frank
_oui
_ je vais sur Daiy motion
_ il doit être la dessus
_ idiot !! (je suis pas reveillée ou comme si c'était le matin : pas nette)
_ il faut que je le cherche à c'est pas si évident à trouver
_doumos ! fais qch ou je m'endors devant l'écran
_et d'un
_http://www.dailymotion.com/video/xb252y_cocksucker-bluesa_music
_merci
_normalement le film est coupé tu as la suite qui suit sur Dailymotion
_ d'ac
_il répètent dans un lieu assez "friche", un hangar
_ah
_et aussi la vidéo Rocks off dont je t'ai parlé de Robert Frank, une sorte de clip
_ah
_je vais voir sur youtube, j'ai l'impresion qu'il n'y a pas la suite du documentaire
_ http://www.youtube.com/watch?v=_lNP-x94-SE
_c'est le clip que j'aime de Frank
_Frank a focalisé le clip sur le laveur de carreaux dans la rue ... bien évidemment ...noir. Par contre un truc m'inquiète  je ne trouve pas les suites de Cocksuker blues...là, ça y est... enfin ... http://www.dailymotion.com/relevance/search/Cocksucker+Blues   , "a b c d" jusqu'à "e" je crois... j'aime bien celle là aussi ce doit être un teaser de exile on main street fait par Frank :  http://www.youtube.com/watch?v=KRUzza8W5NM&NR=1
_j'essaie de suivre
_ok, tu regarde le docu? ...ce soir sur TF1, A2 France 3, la 5, la 6, que du "divertissement"... incroyable, toutes les chaînes sont alignées sur le même type de programme
_propagande et ère Sarko
_oui, ça bride à fond
_on signale pas frank sur les extraits
_sur Rocks off c'est sur c'est lui je l'avais lu, mais pas sur le dernier extrait que je t'ai parvenir, je pense
_bon
_tout ça c'est du pirate, mais je pense qu'il s'en fout frank
_oui mais on ne signale pas qu'il a filmé
_sur Rocks off, c'est lui qui a eu l'idée du clochard, le laveur de carreaux, ça me semble évident, un autre n'aurait pas été aussi "loin"
_bon l'article de Rocks off
_lequel?
_j'ai du le lire par recoupement, ailleurs
_celui qui parle de frank
_oui
_t'es embêté
_ tu trouve pas
_ tu trouves
_ non, je regardais un extrait, attends, je cherche : "SOCKCUCKER BLUES by Charlie Finch. On Robert Frank's Cocksucker Blues. ... the Stones launched into Rocks Off and the rest of Exile on Main Street, ...", ou "Robert Frank (1924, Suisse) est photographe. ... Rocks Off (chanson) · Shake Your Hips (chanson) · Casino Boogie (chanson) · Loving Cup (chanson) ..."
_les liens ?
_ http://www.youtube.com/watch?v=bMuL28y0uP8&feature=related    , un recoupement avec rocks off
_ce sont les images de Frank
_Rocks offf est un montage de diverses images, dont celles ci
_ mais en entier ?
_ c'est du brut, des « cuts », comment dit johanne, c'est au même point que son film en ce moment
_les images sont bien (malgré la musique)
_ c'est pour ça que l'idée du laveur de carreaux ne vient pas des Stones mais de Frank
_ baisse le son les Stones m'énervent
_ en fait Frank n'arrête pas de zoomer si tu regardes bien, il s'amuse avec le zoom du téléobjectif
_ il s'approche et s'éloigne
_ Il confronte les stones à la pauvreté, alors qu'ils s'inspirent de cette pauvreté, le rythm'n blues, oui,c'est là l'essence du groupe, c'est pour ça que les images sont belles
_ les Stones étaient jeunes
_ on peut dire que les Stones "exploitent" le rythm'n blues comme des bons capitalistes
_ oui
_c'est ce qu'a voulu exprimer Frank à mon avis, c'était un piège qui n'a pas plu à Jagger, et après il l'a censuré
_ oui, ça m'étonne pas
_ et Rocks off : http://www.youtube.com/watch?v=_lNP-x94-SE&NR=1  , est-ce monté par Frank? je ne sais pas, un peu à la « Godard » par moment, en accéléré, Frank et Godard se connaissent-ils ?, D'ailleurs Godard a fait un film aussi sur les stones, « One + one »
_ ah
_oui, en 1970, même époque, il y a de magnifiques images de concert
_ ah
_ il faut faire one + one sur ou tube et on aura du Godard
_  connais-tu le film ? Est-ce + lèche-cul ?
_ oui, c'est pas critique comme Frank. Frank les filme sans tenir compte de ce que les stones font, c'est assez gênant, Mick est gêné d'ailleurs, Frank zoom sur leurs gueules, et parfois il zoome sur "rien", un détails abstrait, as tu remarqué?
_ y' en a plein des one+one
_ je pense
_ oui c'est bien filmé
_ c'est excellent
_ la caméra bouge
_ sur Gordard, c'est plus une reportage classique  http://www.youtube.com/watch?v=pc3f8L7Ruuk
_et c'est bien signalé « film de JL Godard »
_ dans cet extrait, y'a des rajouts dont je ne me rappelle plus
_c'est esthéthique
_ oui
_ Frank a un propos politique
_ oui
_ ils sont suisse tous les deux…on peut faire un parallèle cinématographique
_non c'est incompatible
_ dernièrement d'ailleurs, Scorsese s'y est collé, tu penses qu'on peut pas les comparer?
_ oui, pour une maîtrise, mais Frank nous emmène ailleurs
_ c'est un objet qui peut faire entrer aussi la photographie, le cinéma, les médias, les stars, à une époque charnière
_ oui Frank est plus audacieux c'est une sorte de poésie
_ Frank n'a pas le propos d'un journaliste lambda
_ oui, mais si on goûte à Frank, on supporte plus les autres
_ exact, c'est pour ça qu'il est « culte », et pas les autres, les autres sont de grands réalisateurs, si Godard qd même est excellent, mais pas pour les mêmes choses, Godard n'est bon que dans le cinéma, Frank est plus universel
_ c'est trop esthéthique et pas critique
_ il prend à mon avis n'importe quel médium et il en fait une œuvre, Godard film les stones c'est tout
_ Godard est esthétique
_ oui
_c'est insupportable, là on le remarque (avec la comparaison à Frank)
_ oui y'a rien ce dont je me rappelle, c'est le concert avec Love in vain, superbement filmé par Godard, avec des ralentis, c'est ce qui fait le charme, à un moment, y'a le problème du noir tué à Altamont, et Godard filme Mick gêné devant les images qu'ils sont en train de monter, mais c'était pas de leur fautes aux stones, c'est les Hell's Angels qui ont fait la loi ce jour là : ils ont mis leurs motos en guise de "barrière de sécurité"
_ filmer un concert donc une oeuvre d'art ça peut coller avec de l'esthétisme
_ c'est quand on est en dehors du concert que c'est intéressant
_ t'es fasciné par l'événement
_ par l'évènement d'Altamont?
_non
_ c'est ton côté journaliste
_ par les images de Frank, oui, je trouve que c'est là que puise l'essence des stones qui n'appartient pas au groupe mais à celui qui a filmé
_ l'événement en général
_ non, pas celui là
_ tout ce que j'aime chez les stones, c'est leur énergie, et Frank fait passer cette énergie par les images
_ il colle au groupe
_ si, ta façon de t'intéresser aux médias, à ce qui fait événement, celui-là ou un autre
_ imagine, mets toi à la place des Stones, il faut tenir, savoir ce qu'on veut faire, c'est tellement facile de tomber dans le médiocre, ils sont entourés toute la journée de journalistes; non, Altamont ne me fascine pas, en tant que fait divers, non,
_c'est pas sur les Stones que je dis cela, par écrit c'est pas facile
_ j'ai quand même une vision critique des médias
_en tant que fait divers non, mais en tant qu'interruption créé par l'événement (qui a qch d'inattendu), oui
_ ce qui m'intéresse, c’est le moment où le groupe est médiocre et où il est chargé d'énergie, comment se fait le passage à cause des médias justement, oui alors, dans ce sens là oui, Frank est un « média » qui conserve l'énergie
_ oui
_Godard est un média qui la rend esthétique, donc qui la fait disparaître
_ c'est dense tout le temps, oui,
_ c'est ça la magie des Stones que toi tu refusais à un moment, mais tu parlais des stones médiatisés par les journaliste, les grands concerts de la fin des 80's
_ dense (Frank), événement chez Godard
_ oui; quoique pour Nancy ou derrida un évènement est plus fort qu'un événement, on peut dire que l'évènement des Stones c'est Robert Frank, et ce que j'aime chez les Stones, c'est l'aura de Robert Frank
_ la magie des Stones j'y crois pas, c'est de la musique industrielle, mais ils sont dépassé par ce qui leur arrive et courent après et essaient de mettre leur vie en scène (film de Godard)
_ oui; il y a un concert très naïfs chez les stones qui fait leur charme, comme tu dis, ils sont derrière, je me rappelle que mick jagger devant Clinton pissait dans son frok
_ Frank les prend comme des humains normaux et c'est plus "charitables" mais ils ne comprennent pas
_ il y a un coté je voulais dire, ce sont des stars, ils sont touchés par ce syndrome, je crois sincèrement qu'être une star c'est attraper une maladie mentale liée à la médiatisation. Ceux qui sont critiques s'en sortent comme Frank
_ on peut dire que l'évènement des Stones c'est Robert Frank, et ce que j'aime chez les Stones, c'est l'aura de Robert frank
_non Frank filme du vivant, pas de l'événement, et pas les Stones comme des stars… un peu comme Casavetes
_ oui, très juste, tu veux dire qu'il film les Stones comme un non évènement? il filme les espaces entre les stones
_et en plus il les placent devant leur propos (la pauvreté) et c'est politique. de plus les stones sont d'anciens pauvres, il zoome et à un moment ; il zoome dans le vide, entre Bill Wyman, et Keith Richards ; oui, des jeunes de la middle class quand même
_ il filme le lieu l'espace autant que les stones, comme Casavetes
_ Keith avait un père ouvrier, mais Mick son père était prof de gym
_ oui, il a un regard contextuel
_ c'est global, pas découpé par une interprétation
_ c'est brut
_ pas idéologique
_ oui
_ brut
_ je garde notre interview, en mémoire,
_ quelle interview
_ celle qu’on vient de faire
_ notre échange
_ c'est pas une interview, c'est une visite d'expo
_ c'est toujours bien d'échanger des idées à deux, nous deux je veux dire
_ mais tu remarques bien les procédés
_ parce que les autres, c'est nul, oui, très intéressant, on a des intuitions mais les analyser nous en dit davantage
_ t'es un bon observateur
_ toi aussi,
_ tu vois ce qui est important
_ sur le zoom?
_ moi je vois plus les idées
_ faut dire que pour ne pas le voir, il insiste tellement que tu ne vois que ça
_Ha oui, les procédés sont comme la lettre volée, devant nous en évidence, on ne les discerne pas des effets et des sentiments
_ le zoom, l'espace, l'interruption de l'événement avec Godard
_oui
_ comme quoi le choix du procédé est fondamental
_ procédés = la lettre volée de Poe ?
_Frank utilise la caméra dans toutes ses déterminations, mais il en fait autre chose de singulier, je ne sais pas,
_ si c'est ce que Poe veut dire dans la lettre volée
_la Lettre volée, c'est par rapport à Frank, de ne pas voir le mouvement de caméra zoomer en aller retour, et de trouver ça bien, je ne sais pas mais Lacan parle de la nouvelle par rapport à cette contradiction
_ laquelle
_ Dans le texte "la lettre volée" dans ses Ecrits, la contradiction, c'est d'avoir devant les yeux la réponse mais de ne pas la voir en évidence, on ne voit pas forcément les choses
_ c'est-à-dire le procédé ?
_ oui, le zoom
_oui
_ il fait aussi du montage accéléré
_ tous les procédés ?
_ deux procédés, zoom aller-retour, comme du reste les film japonais de karaté, auquel fait référence Tarantino, les montages "cut" du mouvement américain dont fait partie Frank, la Beat génération…voir les procédés, donc l'évidence donne l'accès aux choses et à l'art, c'est ce que veut dire Poe, en fait un seul procédé de rupture selon plusieurs modes c'est ce qu'on a fait ce soir
_ c'est aussi un continuum dans le temps
_ il faudra m'expliquer cette idée, de continuum
_ Bonne nuit
_ Dors bien

 
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