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mardi, 14 juillet 2009

Paris, 11 juillet 2009

 

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lundi, 13 juillet 2009

Martin Paar au Jeu de Paume : bonnes touches

En réaction à l'attaque de André Rouillé, "Du Parr à gogo", 09 juil. 2009, Numéro 285.

Martin Paar lance, par le biais de l'exposition du Jeu de Paume, des piques contre les curateurs d'exposition, car il cherche à mettre en place depuis quelques années une histoire de la photographie faite par les photographes, et même une biennale organisée par un photographe, lui-même. Il organisera à Brigthon en 2010 une biennale de photographie sans curator.

Il reçoit en riposte avec le texte ci-dessus, l'anathème de l'anti-humanisme, ce qui reste, me semble-il assez malhonnête dans sa formulation.

Martin Paar n'est pas forcément « anti-humaniste ». Il photographie, glane, collecte ce qu'il voit à la place où il est, à tel instant... après comme il le dit sur la vidéo de présentation, il sait précisément où il se positionne politiquement et de quelle classe sociale il provient. Ce qui n'est pas le cas de pas mal des artistes actuels qui, formés au management et au marketing de certaines écoles d'art, naviguent entre deux eaux, ne savent plus vraiment d'où ils proviennent, vampirisés par le discours ambiant de la réussite et des champions.

Martin Paar montre une certaine classe moyenne (en l’occurrence les touristes ou les britanniques) qui a ses propres codes, ses valeurs, son propre « mauvais goût ». Il montre surtout qu'un certain kitsch réunit toutes les classes sociales, contrairement au mauvais goût, beaucoup plus personnalisé et sectorisé. Martin Paar montre davantage l'homogénéité des valeurs adoptés par des hommes et des femmes qui, avec le temps, deviennent leurs propres caricatures. En quoi est-ce un anti-humanisme que de projeter un regard critique sur le fonctionnement de notre société de consommation, de prestiges?

Aussi, le temps de la caricature touche de plein fouet les curateurs et spécialistes de l'Exposition qui, touchés par une crise conjoncturelle cherchent, depuis quelques années déjà, à créer de faux débats, des diversions polémiques anti/pro, ce qui ne manque pas de nous rappeler la naissance des relations publiques, pour bien encadrer les masses américaines trop chaotiques dans leurs opinions...

Si la photographie documentaire s'est complu comme trop souvent à exalter la misère sans la dénoncer réellement (l'œuvre dont la force somme les pouvoirs politiques de prendre leurs responsabilités pour arriver concrètement à des lois est beaucoup plus rare), le choix de Martin Paar a été de photographier la richesse extrême, les accoutrements codés somme toute assez kitsh, aussi bien de la classe moyenne que des classes populaires, en dépit de l’extinction des experts en exposition.


Pourquoi l'image photographique devrait-elle devenir humaniste? L'innocence voulue par les adultes est contredite si on laisse faire l'humanisme spontané des enfants, plutôt doté de cruautés arbitraires?

samedi, 04 juillet 2009

Si mon corps est constitué de milliards d'êtres organiques et de bactéries, qui suis-je?

Michael Jackson est le produit du mélange explosif de la culture "pop" et de la publicité, du marketing. On le savait, il était à mon avis dérangeant, inquiétant pour cette raison, et non pas seulement pour des raisons formelles, de couleur de peau ou de déchéances ré-enchanteresses.

En dépit de son intégrité et malgré les apparences, il aura été fidèle à son image : une ambiguïté sans fart, jusqu'au dernier moment. Tout le problème de l'ambiguïté et de son illusion, c'est qu'elle doit l'être jusqu'à la fin, c'est pourquoi Jackson comme un dandy désenchanté mettra en scène sa vie jusque dans sa vie la plus ordinaire. Il était un artiste à plein temps. Il a cherché à répondre de cette interrogation existentielle assez ridicule somme toute, mais essentielle : si je suis constitué de milliards d'êtres organiques et de bactéries, qui suis-je? (ou bien, si ma pensée est envahie de phanstasmes et de personnages hystériques, qui suis-je?) Alors, il cherchera de façon hygiénique à faire le vide autour de lui, à purifier une atmosphère de plus en plus irrespirable, en se préservant d'autres souillures. Pour maintenir cette atmosphère synthétique, il fallait retourner dans l'imaginaire de l'enfance, retrouver le mouvement de l'origine. Ce qui l'amena (comme Sarkozy mais d'une autre manière) à maintenir un état régressif, encore une fois, sans fard.

Chapeau bas, Michael!

Le mythe de l'homme nouveau, que tu as fait rennaître, coïncide avec celui d'une nature nouvelle.

jeudi, 02 juillet 2009

Pourquoi le travail de YAB et notamment "Home" est anti-humaniste

Contrairement à Raymond Depardon qui, lorsqu'il choisit d'aller quelque part, pour rencontrer une population locale, cherche à se positionner, en tant que photo-reporter, par rapport aux habitants qu'il croise (et qui répond à sa question éthique centrale : à quelle distance photographier mon sujet?), YAB lui, reste dans son hélicoptère, bien à l'écart des populations, pour se laisser hypnotiser par les formes et l'aspect esthétique des paysages. Sa vision reste anti-humaniste, dans la mesure où n'est pris en considération, pour rendre compte du monde, que la dite "nature". Quelqu'un pourrait-il me dire si YAB photographie, en vision aérienne, les villes, les mégapoles, les terres vraiment habitées par les hommes?

 
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