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mardi, 23 juin 2009

Pourquoi Sarkozy est-il, à l'instar d'Andy Warhol, une machine à faire du vide?

Les coups médiatiques son légions. Au rythme où ils défilent, ils font la quotidienneté de notre actualité. Tous les jours, une nouvelle info, on connait la chanson… il faut imposer le rythme, les journalistes et les rédactions sont pris de court par la profusion d'infos et leurs traitements impossibles. Comme si nous avions affaire à l'éternel numéro d'un mage. Habituellement, le tour de passe-passe ne dure que quelques minutes au plus, le temps de l'émission lambda de divertissement. Seulement, un élément viendrait perturber la rengaine. Une tâche à l'image viendrait gripper la machine : le rideau !

Que voit-on à l'image ? Deux objets principalement : le « rideau » et « l'incarnation » du chef suprême (un vrai métier ! ). Par rapport à la photographie officielle du Chef de l'Etat (on s'en rappelle… en situation inversée à la tradition picturale ou photographique pour rendre compte et représenter le pouvoir, le photographe qui a fait la photographie officielle de Sarkozy président n'est pas issu du monde de l'art, mais de la presse pipole), qui avait fait à son époque jazzer, la « machine à faire le vide » vient de faire disparaître, tel un mage, les valeurs qui étaient toutes acquises aux livres, aux valeurs intellectuelles auxquels ils font allusion (3 objets à l'image restaient séparés, distincts : la bibliothèque, la nation, l'incarnation de la nation et de ses valeurs).

article_sarkozy-versailles.jpg
"Les élus ont assisté, émus ou furieux, au premier discours présidentiel devant le Parlement réuni en Congrès."
I /...deux objets : le "rideau" et "l'incarnation" du chef suprême, un vrai métier. La machine à faire le vide vient de faire, tel un mage, disparaître les valeurs qui était présentes en II/

nicolas-sarkozy-photo-officielle.jpg
II / ... 3 objets à l'image restaient séparés, distincts : la bibliothèque, la nation, l'incarnation de la nation et de ses valeurs.

Pourquoi ce rideau obscène, devant lequel il faudrait se laisser hypnotiser ? Ce n'était peut-être pas prévisible, mais le rideau derrière est majestueux d'obscénité. La mise en scène s'est faite doublée par celle, plus tactique, du technicien mal intentionné qui a du aménager un décor de façade. Ce rideau rouge renvoie au trucage, mais aussi à sa mise à nu. Au détriment de ce qu'il pourrait cacher, il fait apparaître quelque chose de notre temps, qui échappe au contrôle de ceux qui ont fait la mise en scène. Sur la photographie, le rideau apparaît lourd, disgracieux, « parle » beaucoup plus, certes, que n'importe quel discours. S'il cache quelque chose d'obscène, c'est parce qu'il se voit trop… Si bien que le discours qu'il fallait écouter m'a paru, au bout de 3 minutes, illisible, et a passé fatalement au second plan. Comme si le principal intéressé était à son tour, aspiré par le vide qu'il institue, ou par l'Institution qu'il dévide, petit à petit, comme un poisson qu'il faudrait évider de ses viscères.
Sur un plateau télé, ça aurait fonctionné, mais là, l'écoute est impossible. Les communistes et les écolos en s'absentant de la séance ont très bien pressentis la nullité du moment.

Sommes-nous peut-être derrière la scène, derrière le décor ? En tout cas, le cour-circuitage est phénoménal, mais le coup de bluff a plutôt échoué, même si notre président aurait bien voulu se substituer aux parlementaires, les nier comme force législative indépendante. Le coup me paraît, au premier abord, se transformer en fiasco digne des folies bergères. Si le Chef de l'Etat s'adresse seul aux coulisses, à la « figuration muette » des parlementaires quelque part (nous serions passés des « masses silencieuses » au « parlement silencieux »), c'est qu'il peut non seulement se passer de celui qui est représenté, du démos, du « pouvoir au peuple », mais aussi des parlementaires qui sont constitutionnellement les dépositaires… du peuple.

Désormais, si l'omniprésident nous représente, les parlementaires présents ont faits acte de soumission parfaite, ils viennent de passer dans l'arrière salle du pouvoir. Le coup de bluff est à la mesure du phénomène : spectaculaire, et en même temps, vide. Sarkozy est une machine à faire du vide, comme Andy Warhol l'a fait avec la société du spectacle au sein de l'art. Sarkozy lui, le fait dans le monde politique.

Mais le spectacle en politique, n'est pas nouveau. Il est sa tradition. Son faste se reproduit sur les plateau de télévision. Mais où se joue la différence ? Avec le rideau, qui vend la mèche. La fête se consomme non seulement dans un spectacle digne d'un grand bluff, à l'instar des productions populaires de Patrick Sébastien, mais surtout dans une com » qui devient bien plus qu'obscène, qui s'est vidée de son identité. Comme le dit Wendy Brown, la publicité et les marques font perdre aux produits leurs identités et leurs fonctionnalités, à partir du moment où ce qui est mis en avant n'a plus aucun rapport avec l'objet. Sarko a deux pouvoirs à son actif : non seulement le pouvoir de transmuter les valeurs en d'autres valeurs, mais aussi le pouvoir « magique » de vider, de faire le vide. Et il le fait avec les signes, bien plus qu'avec les mots, qui ne veulent dans sa bouche, plus dire grand chose, à force d'être tenus.

Le temps est à la voyance : « je vois » cette sortie de crise… Il faudrait désormais prendre la mesure de notre temps avec la toujours même prédiction de l'économiste, après avoir été plombé par les mêmes qui prônaient depuis des décennies notre avenir. Le palais de cristal tombe en pleine mythologie, involue vers son phantasme et sa mise en scène. Et en même temps, retour en arrière toute. Exhibition des signes d'un seul pouvoir, des signes d'un seul showman, d'une monarchie spectacle qu'on disait « constitutionnelle », mais qui revient au galop. Le régime, du point de vu des signes, s'est retourné, il vient de faire son looping à 360 °. La synchronie est parfaite : on parlait lors de la mort de Bongo, de la fin de la « Francafrique ». Une semaine après, le pouvoir s'exhibe avec ce rideau théâtral, qui prend toute l'image, avec cette dimension gênante qui révèle un peu la réalité du moment que nous venons de « partager » : soap opéra politique.

La machine à faire le vide est synchro avec les thématiques qui ont trait au registre de la décroissance, et qu'une écologie propose. Mais tout ce cirque ne consiste-t-il pas à vider principalement l'Etat de ses composantes essentielles ?

lundi, 08 juin 2009

L'idéologie écolo-politique

 

Suis assez stupéfait, au lendemain de ces résultats, de la disparition de l'électorat de gauche, qui globalement s'est perdu politiquement, ne pouvant plus s'identifier à aucun parti politique ni voter "utile", semble-t-il (60% d'abstention, combien à gauche se sont résignés à cela, voilà à quel pourcentage devraient se concentrer les instituts de sondages). Qu'est-ce qui fait stagner cette tactique d'empêchement? Se disperser vers les petits partis n’était pas l’enjeu, il fallait jouer tactique et non pas politique.

Si de l'autre côté, la com" ump a fonctionné en silence, avec la retenue des "sages", on retient que ce parti conserve son électorat avec, à la clef, une structure classique de cheminement, un encadrement et un embrigadement si simple que l'électorat ne se pose plus de question (le business à l'UMP consiste à relancer, après avoir baissé la TVA des restaurateurs, chaque professionnel de la restauration, à remplir sa carte d'adhésion UMP. "Donnant-donnant !", comme dirait l'autre). Cet électorat se laisse conduire si aveuglément, devant la crise, que personne ne s'alerte, si bien que  la critique de Kant, dans "Qu'est-ce que les Lumières", est toujours pertinente. Il décrit l'attitude irréfléchie qui consiste à faire confiance à son médecin, à son représentant politique, alors que chacun pourrait très bien se soigner soi-même, devenir autonome, accéder aux "Lumières"...

Comme la gauche est en avance sur la critique et le diagnostic de la crise, la droite et le discours écolo font tout pour faire oublier que les classes sociales existent toujours en Europe et sont toujours efficientes... Une contradiction persiste, elle se réduit à ne pas comprendre pourquoi la critique de la gauche, concernant les dérives des marchés, était depuis longtemps juste pour une gauche certes divisée sur ce point (on peut penser au revirement capitalistique avoué et revendiqué par le PS Delanoé avant l'importation de cette crise. Il a, depuis disparu du débat public), et comment celle-ci n'a pas réussie à conserver cette accuité, sa lucidité contre ceux qui ont récupérés cyniquement ce fond exploitable par la propagande grossière, l'hypocrisie, la duplicité... Seul le PS pouvait rassembler et mobiliser à partir de cette thématique.

souris elysées.pngLa poussée d'un électorat écologiste d'hier montre qu'une idéologie écologiste a fonctionné à plein lors de ces élections, et a mis en second plan le véritable enjeu qui consiste à discuter de la place du social dans le monde occidental, au travers de la crise, engendré par ce capitalisme effréné. Quelle naïveté de croire qu'on peut ralentir l'exploitation des ressources, avec son hymne idiot de "Home".
L'écologie a tué hier la gauche française, et il est formidable que le PS n'ait pas foncé tête baissé vers ces thématiques, qui sont certes, à distinguer du constat que la terre se réchauffe, du fait de la pollution des hommes, etc.

Image 19.png

(un jour avant les élections européennes, Sarkozy s'entousiasme sur Facebook pour Home, le Manifeste français pour défendre l'écologie. Montré à grand renfort internationalement et consultable gratuitement sur le net avant son exploitation en salle (du jamais vu!) , sa diffusion planétaire fait oublier que le film est principalement à destination du vote anti-gauche, anti-PS. On feind aujourd'hui, au lendemain des résultats, de s'en émouvoir, même l'artiste s'en étonne)

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A mon avis, notre éco-système ne pourra plus revenir en arrière, tout combat en ce sens est une illusion. Même si on s'arrêtait tous de produire à cet instant, c'est viscéralement que les générations ultérieures reprendraient la course consumériste, car l'homme a historiquement toujours produit de manière croissante. C'est dans la nature humaine que de faire, d'ajouter, de cumuler ses forces productivistes. Le progrès qui nous a entraîné vers cette abîme est inhérent à notre nature humaine, comme celle de détruire, de faire la guerre pour des raisons encore une fois consuméristes. Comment un pays comme la France peut-il envisager un tournant "écolo" alors qu'il est l'un des 5 plus gros fabricants d'armement nucléaire, anti-personnel, etc...?

Cette fable de l'écologie permet, encore une fois, de diviser les individus, de la aliéner avec une hypothèse hygiéniste réactualisée, d'effacer les contradictions réelles, afin ne pas aborder les questions fondamentales... Une belle propagande qui prend sa source, et c'est assez inédit, à partir des peurs collectives, du no-futur. D'un avenir social sans illusion, d'une société sans société, on ne peut choisir de penser le devenir de la terre sans projection imaginée de cette même société. La globalisation est contre-écologique, mais elle évolue avec la complicité des écolos, qui s'inscrivent dans ce système intensifié de croissance, et d'une régulation de la croissance hypothétique, à construire. Après le Tazer, à quand l'armement bio nucléaire?

Le marché et l'idiotie artistique s'adaptera à cette fable pour la détruire (je pense particulièrement à Home et sa production douteuse), c'est dans l'ordre et la logique des choses. On peut au moins le dire, au PS et en situation de crise, ils ont la chance et la particularité d’être en synchronie parfaite avec le cours et le contexte historique. D'autres n'ont pas la chance d'être autant en osmose avec les phénomènes. L'UMP est déréalisé, plane à 15000, les écolos se battent contre des moulins à vent, etc...

« Home », dans sa forme naïve et son tutoiement infantilisant, a-t-il fait illusion avant cette élection ? Peut-être… A la condition que nous ayons régressé au stade infantile. La caméra de Yahn Arthus-Bertrand est positionnée depuis l'hélicoptère, à hauteur d'adulte. Le commentaire est très espacé, il donne ce côté new age à la séquence… On plane à 30 000, on se laisse guider, sans réaction… Après le trip, on doit aller voter, bonne conscience dans son sac, un peu blafard, pour un des partis écologistes. Nous sommes certains d'avoir fait une expérience inoubliable…

Faire appel à la responsabilité individuelle de chacun n'est pas nous dira-t-on, nous capter par le discours moralisant, ni nous faire culpabiliser, alors que ceux qui ont des billes pour exploiter les ressources terrestres, pour se « gaver » de richesses, n'ont rien à foutre de l'avenir de leur familles, voire même de leur enfants. Normal, ils ont déjà régressé à l'âge du baby. Infantilisés, ils n'ont pas la conscience ni la mesure de leur actes.

Le problème lié à l'infantilisation générale de notre société n'est pas pour rien dans le choix tendanciel assez immature de l'écologie contre le social. Cette dichotomie est fausse, elle fonctionne aujourd'hui comme celle qui s'était substituée, de la même manière, au social, et que Le pen faisait varier autour des thèmes identité nationale/étranger.

Paul Virilio, dans un entretien à la revue Ravages (Paul Virilio, La grande régression, Ravages n°2, Descartes & Cie, Printemps 2009) définit en quelques mots la notion d’infantilisme, comme un retour inexorable vers l’origine, de tous vers l’âge du baby. Le seul retour vers l'origine n'est pas suffisant pour décrire La Régression actuelle. Si on en reste à l’origine, l’infantilisme n’est pas pris dans sa totalité, car ce n'est pas seulement le retour en arrière qui entraîne la relation régressive, mais aussi l'excès de l'être hors du temps, en arrière comme en avant, en deça, comme au-delà de ses limites d'homme. Il n’est donc pas hors sujet de considérer comme état infantile, à l’instar de la régression vers l’origine, la régression vers l’au-delà, vers le post mortem. La considération de zones prénatales et postmortem demeure, semble-t-il et à ce jour, la possibilité de traquer de nouveaux territoires de l’être où seraient mobilisés tous nos comportements pour des fins consuméristes, que la fascination pour des valeurs morbides accompage. L’Etat en fossoyeur avertit favorise sans complexe l'exploitation de ces zones, au moyen des lois, pour la création de valeurs qui ne sont pas dignes de celles de la civilisation occidentale. La politique de civilisation pronée il y a plus d'un an est une politique de régression qui semble complètement assumée.

vendredi, 05 juin 2009

Marchandiser le postmortem (suite)

En communication répressive, la marchandisation du postmortem se passe de preuves, de faits, car ce qui doit circuler n’est pas le contenu des phénomènes, mais une tonalité morbide des évènements. Une ambiance morbide doit confirmer la capacité de chacun à accepter l’enfermement de sa conscience dans la vie quelle qu'elle soit par rapport à ce qui le dépasse. C'est tout le dillemme de ce qui intensifie l'angoisse  existentielle : celle de sa  propre disparition au monde alors que nous sommes toujours en vie. Le principe de réalité vient s'affronter au principe du storytelling, celui qui réchauffera nos cœurs.

Image 18.pngPendant les années 90, une émission télévisée célèbre, Perdu de vue, de Jacques Pradel, exploitait déjà la ressource angoissante de la disparition, qui préfigurait le champ élargi de l’exploitation qu’on connaît aujourd’hui, celui du post-mortem, et qui s’étale à tous les niveaux de la société (politique, consommation, communication). Seulement, Perdu de vue jouait sur une équivoque, sur la possibilité d’une retrouvaille, afin que la vie recommence « comme si de rien était ». Avec l’Airbus, il n’y a plus d’équivoque possible, si on sait qu’il n’y a aucun survivant, il reste que tout n’est pas perdu pour tout le monde, c’est la tonalité morbide qui prend le dessus, par la pipolisation systématique des victimes, par le storytelling fait sur le dos des disparus, instantanément (cf. les mots de Sarkozy tout de suite après le drame : "Chacun peut bien imaginer ce que peut penser une mère qui a perdu sa fille"). La pseudo recherche de la vérité s'épuise à partir d'hypothèses psychologiques envoyées pour le compte d'une instrumentation de la campagne des européennes. A ce stade, l'intervention publique du chef de l'Etat était normalement du ressort du Ministre des Transports.

Dans notre espace médiatique et politique, une problématique de ré-définition des nouveaux marchés a pour effet de enforcer les sujets morbides au-delà des rubriques réservées aux faits divers. Les circonstances des drames sont surexploitées par rapport à la réserve qui, dans ces moments là, doit être de mise. Dans l'affaire de la disparition de l'Airbus A330, les média généralistes sont partis trop vite en besogne en innondant de papiers l'information publique, sans la moindre retenue. Au moins, au moment du "11 septembre", tout avait le mérite d'arriver en direct, mais là, il s'agit de disserter à partir d'une disparition. Les journalistes deviennent subjectifs, perdent l'objectivité qu'ils pensaient toujours détenir, et n'ont pas eu de mal, sans aucun complexe, à  ne pas suspendre l'enthousiasme des hypothèses. La logique narrative des storytelling se passait des faits, elle s'appuie aujourd'hui sur les tragédies réelles, mais dont on a perdu les traces. A l'instar du jeu et de la téléréalité, il faut les retrouver, du moins les reconstituer.

Reconstitution_2.jpg

"Le 21 décembre 1988, le vol 103 Londres-New York de la Pan Am explose en plein vol et les débris du Boeing 747 retombent sur la petite ville écossaise de LOCKERBIE . Après trois ans de recherches et 15000 interrogatoires , les enquêteurs prouvent que c'est l'explosion d'une bombe transportée dans un conteneur à bagages qui a déclenché le drame et la mort de 270 personnes dont 11 habitants tués au sol par les débris de l'avion. Le scénario de la catastrophe est reconstitué, les soupçons puis les accusations se portent sur des agents libyens  proches du pouvoir. La Lybie du Colonel Kadhafi est mise au banc des nations et placée sous embargo mondial."

Alors qu'à ce jour, les débris retrouvés dans le périmètre de la supposée chute ne sont pas ceux de l'Airbus français, très subtilement, on aspire à renvoyer la responsabilité vers les autorités brésiliennes (écouter la déclaration de Dominique Bucereau, Ministre des Transports sur RTL). Par contre, on ne peut espérer aucun débat publique entraînant des conséquence réelles (pas seulement déontologiques) sur le traitement exagéré et la surenchère médiatique faite à partir de rumeurs qui n'ont jamais constituées des preuves. La surenchère médiatique redouble le tragédie de l'accident en tragédie médiatique : non seulement les médias généralistes nous habituent à ingérer des hypothèses fausses données commes des faits, mais aussi ils s'acharnent à pipoliser une catastrophe, sans prendre les précautions qu'impose la rigueur journalistique. Si bien que le dossier médiatique sur l'Airbus A330 devient une patate chaude dont il faut se débarrasser au plus vite. Les médias vont la renvoyer vers les politiques nationaux, et ces derniers vers les autorités brésiliennes. C'est bien la preuve pour le coup, et dans cet espace très significatifs du traitement  de la mort par les instances officielles, qu'aucune de nos autorités n'assument leur actes, même à partir d'un thème aussi élevé. La mort est devenu un signe échangeable, une équivalence à partager, dans l'économie morbide auquel l'Etat participe allègrement.

Et pour nous, notre perversion consiste à vivre sur la vie imaginée des victimes. Echange assez sale.

 
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