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samedi, 31 janvier 2009

Sans titre

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jeudi, 29 janvier 2009

Gare de Reims

 

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mercredi, 28 janvier 2009

Le bal des actrices, influences, recyclages...

Comme les images que les médias (cinéma compris) produisent ne peuvent faire par ignorance abstraction de la réalité violente, elles ne peuvent que devenir obscènes, pour renvoyer à cette réalité difficile et en même temps engendrer un processus de ré-enchantement. 

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Certains y voient une référence à la Shoah, d’autres une partouze lesbienne. Il y a quarante ans sur ses disques, à l'inverse du Déjeuner sur l'herbe de Manet, Jimmy Hendrix « trônait » en image parmi un harem féminin.

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    The Jimi Hendrix Experience, Electric Ladyland, 1968

Si les femmes de 1968 sont encore dignes, revendiquent leur nudité, à l'instar du tableau de Manet, celles de notre temps sont avachies, désœuvrées, inquiètes. Elles n'ont plus de rapport à l'image. L'assurance de la vie collective est sapée. On peut dire que l'affiche du Bal des actrices fait "paillasson" : prise d'en haut, du point de vue du regard masculin, elle s'aplatit comme pour rassurer que ce n'est qu'une image en deux dimensions, une mise en scène. Comme l'affirmait D. Haraway, féministe américaine dont les travaux font une critique lumineuse du cinéma d'homme, le cinéma hollywoodien n'a fait de la femme que l'objet sexuel désiré, pour le seul plaisir du regard masculin. La plongée du regard caméra masculin aplatit une paillasse de corps cumulés, plaqués, pour ne faire qu'un seul magma informe : un banc de sardines.

D'autre part, on remarque la forte pudibonderie de l'affiche à rendre les corps chastes. Rien n'est montré, pas même un sein. Ce alors que nous vivons dans une société rythmée entièrement par les sexes qui figurent sur les devantures des librairies, ou les écrans. Cet écart paraît pour le moins la marque d'un puritanisme très français, contre toute apparence.

Aujourd'hui, l'émancipation "Mode et travaux" fait croire aux femmes qu'elles sont libres de consommer, même en temps de crise. On a sur cette affiche du Bal des actrices, peut-être, l'utopie d'une émancipation féminine qui peut se passer de l'homme. Mais la femme devrait encore d'avantage revenir en politique, qui est un métier, et c'est à déplorer, d'homme.manet_ledejeunersurlherbe.jpg La femme n'est-elle pas faite pour soigner l'intérieur et décorer la maison? C'est pourtant ce que nous dit tous les soirs M6. De plus en plus, les télévisions, pour vendre leurs programmes, utilisent la tragédie pour communiquer une tonalité tendance liée à la satisfaction de l'horreur. Mais pour le regard de qui?

 

Manet, Le déjeuner sur l'herbe, 1862, 1863

Etude de cas : Jean-Michel Aphatie

Billet édité sur le blog du journaliste sur RTL :"Le mensonge dans lequel nous vivons 27/01"

(Par Jean-Michel Aphatie le 27 janvier 2009).

Certes, votre papier diabolise une identité en marche qui est peut-être la seule à pouvoir se définir en maintenant en acte une différence de taille, car nous sortons d'un temps où il était de plus en plus difficile de distinguer l'UMP et le PS. Ces structures se sont calées sur un même système de destruction et d'exclusion : les lois du marché du travail confrontées à l'impératif consumériste.

A vous citer…

"Mais en France, pays singulier et même unique, nous vivons tellement dans les mensonges de l’intellectualisme que nous ne sommes plus capables, et depuis longtemps, de voir le monde tel qu’il est et tel qu’aujourd’hui il nous agresse"

Jean-Michel Apthatie, janvier 2009.

… Jean-Michel Aphatie, et selon la logique étrange de ce dernier billet, il faudrait, au lieu de revendiquer dans le vide et par stratégie politique, interpréter d'une façon non intellectuelle la situation alarmante qui est en train de balayer notre économie.

 

Contre l’intellectualisme (…irresponsable)

Pourquoi se masquer derrière un terme aussi consensuel ? Voudriez-vous plutôt dénoncer, Jean –Michel Aphatie, « l’idéologie » au lieu de viser un « intellectualisme » dont la couleur locale serait ce gauchisme critique tant redouté?

Pour le dire sans maquillage, nous sommes de toute façon passés dans l’obscénité des choses, dont il faut présenter les termes de radicalité pour parler vrai, au lieu de se parer dans les faux-semblants du langage ampoulé. Deux choses, au sujet de l’idéologie gauchiste qui renvoie nécessairement au néo-libéralisme, pour parler radicalement.

- Si vous reprochez au radicalisme de la gauche naissante son caractère idéologique, vous devriez aussi le faire pour le néolibéralisme français qui se met en pratique aujourd’hui. Ce serait un acte entier, un « aliment complet ».

- Mais cela ne la fait pas pour autant accéder à la vérité du monde, car il n’y a pas de vérité collective dans un projet « global » construit par quelques hommes, c’est une vérité quasi-individuelle. C’est comme ça ! On est en plein naturalisme, en plein fatalisme anti-intellectuel. Vous l’avez mal entendu, Jean-Michel Aphatie, la vérité est la petite sœur de l’intérêt.

Les gueux peuvent vous le dire, aujourd’hui, la vérité pour le pouvoir, c’est la cause des marchés, la protection des intérêts financiers, pas pour un monde meilleur mais pour une propriété dans le midi bien protégée, bien gardée des déchaînements extérieurs.

La vérité de « ce qui arrive » c’est la construction multiple des murs réels et symboliques qui séparent les êtres qui pourraient vivre en commun. Dans « Ce qui arrive » (exposition conçue par l'urbaniste et philosophe Paul Virilio) qui a eu lieu à la Fondation Cartier il y a quelques années, Virilio retrace un catastrophisme de nature, auquel nous ajoutons aujourd’hui celles qui sont économiques. L’économie et l’écologie sont-elles à elles deux une solution durable ? Nous pouvons en tirer la conséquence que le catastrophisme politique n’est pas le seul critère actif  pour engendrer un « vrai » débat politique. 

Pour Louis Althusser, intellectuel type de la gauche radicale, l’idéologie passe dans la conscience et l’inconscient de l’individu, elle lui donne accès à son identité nécessairement par l’imaginaire qu’elle construit en lui, car la vérité de la réalité ne suffit pas pour le fonder en mouvement historique, partie d’un tout collectif. Il ne dit pas comme vous qu’elle peut se passer d’un espace imaginaire, dont vous supposez qu’elle est la solution la plus lucide. Car affirmer cela c’est cacher que l’idéologie ne peut se passer de son rêve. Alors qu’on sait qu’il est derrière, actif. La société de consommation n’a pas arrêté durant ces cinquante dernières années de nous toucher par derrière, si je puis dire, par l’imaginaire. Désormais, les temps seraient autres, la récréation serait terminée, il n’y aurait qu’une seule vérité, le pragmatisme politique, car le rêve évident du pragmatisme politique actuel est de saper l’imaginaire des citoyens. De toucher au vif la volonté collective et l’espoir d’en sortir.

A déceler toute l’énergie que vous portez à promouvoir ce « pragmatisme » gouvernemental, ce que vous revendiquez quotidiennement n’est que de l’idéologie. Une propagande concertée, médiatique, consensuelle, plutôt que prudence.

Interpréter sans cadres, d'une façon qui, à la mode du pragmatisme, est de considérer les faits pour agir en fonction de la situation dont ils sont la conséquence, est aussi une forme d'idéologie. Elle ne vous dégage pas de "l'intellectualisme", de la critique en somme, qui vous met si mal à l'aise.

 

  

mardi, 27 janvier 2009

L'exclusoir

    Dans l'opinion générale, les gens commencent à comprendre et surtout à vivre en pratique la grande hypocrisie des acteurs clés à l'égard de ceux qu'ils protègent. Il y a dans notre société deux poids deux mesures. Non seulement le partage des richesses communes par l'impôt est devenu un mythe, mais aussi le système pense pouvoir se passer des gens conventionnels. Il semble que ceux qui pensent être méritants parce que seulement ils travaillent ne va plus de soit. Il sont à la fois de plus en plus inclus et en même temps exclus du système. Nous n'arrivons plus à habiter de façon juste le monde. Désorientés par les sirènes de la réussite parfaite, nous ne savons plus qui nous sommes. La crise financière participe du processus de dépersonnalisation que reproduisent négativement les conflits identitaires. 

L'exploitation des gens qui travaillent n'est pas au même niveau que le profit des financiers et de certains patrons, corrompus par une avidité translucide, qui se fait tous les jours de plus en plus obscène, transparente. Les uns sont "calculés", sont les fruits d'une comptabilité excessive, les autres n'ont pas cette chape de plomb sur la tête, ils ont la légitimité de l'auto-régulation naturelle du marché. Cette avidité tolérée se manifeste par une pulsion de possession "infinie". C'est par ce terme d'ailleurs que Lyotard définissait le capitalisme, dans le fait me semble-t-il de se mettre en situation de ne plus pouvoir dépenser ce qu'on possède. Mais les philosophes dans les années 70 ne voyaient que le cinquième de ce qui est aujourd'hui manifeste et banal. Est-ce une gauche de droite qui aurait rendue possible une telle décontraction des idées de droite à l'égard de la possession et de la propriété?

Toujours est-il qu'on ne se demande pas assez pourquoi on doit seulement établir un seuil de pauvreté pour exclure. N'y aurait-il pas aussi un seuil de richesse où la possession de trop d'argent mettrait aussi en dehors de la société? Si la Mondialisation exclut même les nantis du monde de ce qu'ils lui doivent, alors que les valeurs historiques en place fort critiquables certes de l'Universel, dont le mouvement général était d'inclure de force (par les colonies, l'école même) les "non-civilisés", a disparu, c'est que le système marche sur la tête, qu'il se suicide. Les nantis détruisent notre société, on ne le dira jamais assez. Et l'exclusion des nantis de l'obligation de rester citoyen responsable fera bientôt descendre les autres exclus dans la rue. On arrive et c'est assez nouveau, au moment où ces exclus ont le langage et les diplômes pour revendiquer le mauvais usage de leurs qualités, et les nantis plus assez de vocabulaire pour sublimer leur situation. Là, déphasage se fera électrique.

Cette situation d'immenses profits en tout genres, exhibée comme les trophées de réussite et de haine sociale, est en porte-à-faux avec le pauvreté de ceux qui en font les frais et qui pourtant travaillent honnêtement. Seulement, ce qui arrive est que le phénomène d'une pauvreté qui touche de plus en plus la classe moyenne "qui travaille" risque de dérégler d'une façon névralgique la limite de l'acceptation commune. A un moment, la colère populaire naîtra du fait banal qu'on alimente l'état par l'impôt non pas pour le bien commun mais pour augmenter la plus value des banques, qui elles ne prêterons à personne. Quand la banque transgresse sa fonction d'investissement pour spéculer sur elle-même et sur son narcissisme infini, elle n'est plus une banque, elle est une maladie, un nouveau régime totalitaire. Aujourd'hui, tout cela est très clair parce que suffisamment obscène, alors la rue s'exprimera comme elle devra le faire. Le mouvement sera mécanique, automatique...

 
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