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mercredi, 28 janvier 2009

Etude de cas : Jean-Michel Aphatie

Billet édité sur le blog du journaliste sur RTL :"Le mensonge dans lequel nous vivons 27/01"

(Par Jean-Michel Aphatie le 27 janvier 2009).

Certes, votre papier diabolise une identité en marche qui est peut-être la seule à pouvoir se définir en maintenant en acte une différence de taille, car nous sortons d'un temps où il était de plus en plus difficile de distinguer l'UMP et le PS. Ces structures se sont calées sur un même système de destruction et d'exclusion : les lois du marché du travail confrontées à l'impératif consumériste.

A vous citer…

"Mais en France, pays singulier et même unique, nous vivons tellement dans les mensonges de l’intellectualisme que nous ne sommes plus capables, et depuis longtemps, de voir le monde tel qu’il est et tel qu’aujourd’hui il nous agresse"

Jean-Michel Apthatie, janvier 2009.

… Jean-Michel Aphatie, et selon la logique étrange de ce dernier billet, il faudrait, au lieu de revendiquer dans le vide et par stratégie politique, interpréter d'une façon non intellectuelle la situation alarmante qui est en train de balayer notre économie.

 

Contre l’intellectualisme (…irresponsable)

Pourquoi se masquer derrière un terme aussi consensuel ? Voudriez-vous plutôt dénoncer, Jean –Michel Aphatie, « l’idéologie » au lieu de viser un « intellectualisme » dont la couleur locale serait ce gauchisme critique tant redouté?

Pour le dire sans maquillage, nous sommes de toute façon passés dans l’obscénité des choses, dont il faut présenter les termes de radicalité pour parler vrai, au lieu de se parer dans les faux-semblants du langage ampoulé. Deux choses, au sujet de l’idéologie gauchiste qui renvoie nécessairement au néo-libéralisme, pour parler radicalement.

- Si vous reprochez au radicalisme de la gauche naissante son caractère idéologique, vous devriez aussi le faire pour le néolibéralisme français qui se met en pratique aujourd’hui. Ce serait un acte entier, un « aliment complet ».

- Mais cela ne la fait pas pour autant accéder à la vérité du monde, car il n’y a pas de vérité collective dans un projet « global » construit par quelques hommes, c’est une vérité quasi-individuelle. C’est comme ça ! On est en plein naturalisme, en plein fatalisme anti-intellectuel. Vous l’avez mal entendu, Jean-Michel Aphatie, la vérité est la petite sœur de l’intérêt.

Les gueux peuvent vous le dire, aujourd’hui, la vérité pour le pouvoir, c’est la cause des marchés, la protection des intérêts financiers, pas pour un monde meilleur mais pour une propriété dans le midi bien protégée, bien gardée des déchaînements extérieurs.

La vérité de « ce qui arrive » c’est la construction multiple des murs réels et symboliques qui séparent les êtres qui pourraient vivre en commun. Dans « Ce qui arrive » (exposition conçue par l'urbaniste et philosophe Paul Virilio) qui a eu lieu à la Fondation Cartier il y a quelques années, Virilio retrace un catastrophisme de nature, auquel nous ajoutons aujourd’hui celles qui sont économiques. L’économie et l’écologie sont-elles à elles deux une solution durable ? Nous pouvons en tirer la conséquence que le catastrophisme politique n’est pas le seul critère actif  pour engendrer un « vrai » débat politique. 

Pour Louis Althusser, intellectuel type de la gauche radicale, l’idéologie passe dans la conscience et l’inconscient de l’individu, elle lui donne accès à son identité nécessairement par l’imaginaire qu’elle construit en lui, car la vérité de la réalité ne suffit pas pour le fonder en mouvement historique, partie d’un tout collectif. Il ne dit pas comme vous qu’elle peut se passer d’un espace imaginaire, dont vous supposez qu’elle est la solution la plus lucide. Car affirmer cela c’est cacher que l’idéologie ne peut se passer de son rêve. Alors qu’on sait qu’il est derrière, actif. La société de consommation n’a pas arrêté durant ces cinquante dernières années de nous toucher par derrière, si je puis dire, par l’imaginaire. Désormais, les temps seraient autres, la récréation serait terminée, il n’y aurait qu’une seule vérité, le pragmatisme politique, car le rêve évident du pragmatisme politique actuel est de saper l’imaginaire des citoyens. De toucher au vif la volonté collective et l’espoir d’en sortir.

A déceler toute l’énergie que vous portez à promouvoir ce « pragmatisme » gouvernemental, ce que vous revendiquez quotidiennement n’est que de l’idéologie. Une propagande concertée, médiatique, consensuelle, plutôt que prudence.

Interpréter sans cadres, d'une façon qui, à la mode du pragmatisme, est de considérer les faits pour agir en fonction de la situation dont ils sont la conséquence, est aussi une forme d'idéologie. Elle ne vous dégage pas de "l'intellectualisme", de la critique en somme, qui vous met si mal à l'aise.

 

  

Commentaires

J'apprécie votre analyse, mais on pourrait simplement renvoyer Apathie aux "fondamentaux de l'analyse du fonctionnement du capitalisme, en particulier la crise de 29 etc, on pourrait lui dire que le capitalisme a besoin de crises pour se réguler, on peut remonter au moyen âge, ce qui permet par l'apprauvissement de certains de remettre la valeur argent en rapport aux véritables richesses accumulées.
La crise n'est que le résultat d'une inflation déguisée, les masses d'argent virtuel qui ont circulé par voie internet représentent un nouveau style d'inflation non régulé "la bulle financière" comme ils disent, à un moment il faut remettre les compteurs au bon endroit.
Cette crise est plus grave et aura plus de conséquences parce que ce phénomène s'est joué au niveau mondial (au lieu de se jouer au niveau local au moyen âge, puis d'un pays au 19, voire d'un continent ou d'un groupe de pays au 20ème).
La crise touche surtout les milieux d'affaires lesquels profitaient auparavant des crises pour recapitaliser sur le dos des petits épargnants ou petits boursicoteurs, c'est pourquoi les états subventionnent les financiers sur quel argent ? Virtuel aussi ou réellement inflationniste de façon classique, car l'économie ralentie, les rentrées d'impôts vont diminuer, les augmenter c'est ralentir encore l'économie.
Le capitalisme a raté le coche du développement des pays du tiers monde, qui pourraient être aujourd'hui des relais au ralentissement de la consommation en occident, ils prennent de plein fouet la crise de la consommation en occident et vont encore s'appauvrir, le 1,3 milliard de chinois n'est pas encore assez riche pour véritablement consommer , ils ne pourront tirer la production mondiale bien longtemps, et leur économie va se ralentir.
Il n'y a pas de solution, sinon à nationaliser le système bancaire puisque l'argent qui leur a été gentiment offert par les états leur a déjà servi à se recapitaliser, mais pas suffisamment pour réinjecter dans l'économie. Les banques ainsi nationalisées pourront investir, garanti par l'état et les impôts à venir. la régulation devrait mettre environ 100 ou 150 ans, après les bonnes décisions prises.
C'est en fait la fin de l'ultra libéralisme bancaire.

Écrit par : glurps | mercredi, 28 janvier 2009

Apathie n'est pas journaliste. Il est d'abord Sarkozyste. Il fait les vierges effarouchées la plupart du temps lorsqu'on lui dit mais c'est une belle réalité. Il fait parti des bons toutous de Sarko et du gouvernement. Mais, rassurons nous. Sous Staline, il aurait été stalinien.

Écrit par : Yannick Comenge | mercredi, 28 janvier 2009

Mr Apathie est le reflet du journalisme animateur ayant des sympathies à gauche, donc manipulateur et déformateur de l'information tous les soirs sur canal+.Il n'est plus crédible depuis longtemps

Écrit par : ligné | mercredi, 28 janvier 2009

Intellectuel de gauche ou de droite, Jean-Michel Apathie en est, il contribue à faire en sorte de nous laisser la liberté intellectuelle d'être en accord ou pas avec ses pensées. Voir le monde tel qu'il est c'est pouvoir le regarder réellement, l'analyser. Mais pour la plupart, le nez dans le guidon, celui de l'action, l'intellectualisme basé sur la réalité des médias est bien utile.

Écrit par : Thierry | jeudi, 29 janvier 2009

Il n'y a peut-être pas de métaphysique du "monde tel qu'il est", et l'analyse part très difficilement d'un point de vue neutre. Si on assume un point de vue et qu'on se contredit 5 minutes après pour satisfaire la tendance de l'opinion, on serait "pragmatique" selon la logique d'Aphatie et au-dessus de l'intellectualisme ou de l'idéologie, comme les conditions extérieures seraient plus fortes que les dogmes. Ce pragmatisme est à l'opposé du pragmatisme philosophique qui n'est pas seulement basé sur l'expérience, mais sur la déconstruction des principes de vérité basés sur une métaphysique (sur ce point, il est assez cocasse que Xavier Bertrand ait un tic de langage affirmant souvent comme pour rassurer qu'il va dire "la vérité").

Après, les arguments peuvent toujours s'inventer comme arrangement des choses, à partir d'une expérience vécue surtout, pour affirmer le monde comme vérité. C'est la force du témoignage. On peut se demander donc si les expériences des points de vus affirmés par certains politiques ne sont pas entachés par les conseils des dircom' qui calculent sans soucier de se contredire les propos de la situation du moment en mettant systématiquement le mot "pragmatique" pour rassurer.

Pour se rapprocher d'une vérité juste, il suffit d'être plus éloignée de la vérité injuste, qui est elle facilement définissable : soit on accepte que son enrichissement participe aux conséquences désastreuses d'une économie partiale et on est injuste car on ne reconnaît pas la participation de tous les agents, même des "inactifs", qui travaillent d'une autre manière, en participant à la vie collective, comme part maudite, mais comme existence, comme expérience que le mouvement psychédélique des artistes et plasticiens des années 70 n'a rien à lui envier.

Écrit par : indfrisable | jeudi, 29 janvier 2009

Apathie sarkozyste : non, pas plus qu'il n'était socialiste lorsqu'il expliquait comment Hollande devait s'y prendre pour faire gagner Ségolène. Apathie est un commercial du journalisme, il peut créer la polémique sur tout sujet pour attirer l'attention et être recruté dans telle ou telle stations.
Il gère son portefeuille et met en avant les arguments de vente de son recrutement.
Gageons qu'il fera pareil avec sarko and co lorsqu'ils seront en difficulté politique, ça va pas tarder à péter de l'intérieur à l'ump, et dira ce qu'il aurait fallu faire en bon économiste qu'il se croit.

Après tout le journalisme aujourd'hui c'est de la vente de belle parole, pas de l'information, surtout pas. Là où il m'énerve le plus c'est lorsqu'il prend ses airs de vierge effarouchée, choquée par ceci ou cela, redresseur de tord et moraliste qui, s'il croyait en ce qu'il dit aurait depuis longtemps le petit monde de la presse parisienne, de plus en plus tabloïnesque.

Écrit par : glurps | jeudi, 29 janvier 2009

IL FALLAIT LIRE :

il aurait quitté le petit monde de la presse ..........

J'ETAIS SUBITEMENT DEVENU APATHIQUE

Écrit par : glurps | jeudi, 29 janvier 2009

Les commentaires sont fermés.

 
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