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lundi, 12 mai 2008

Marketing /écoute

Conversation autour d’un verre avec Gérard et d’autres. Accord général pour dire que le marketing envahit non seulement l'Etat mais aussi les références abordées dans les cafés philo. On dit pendant la séance que lorsque quelqu’un parle, on ne retient que 20% de ce qu’il veut dire, 50% de la façon de le dire, et 30% des signes extérieurs au langage. Je rétorque naïvement que lui en tant que récepteur, comment juge-t-il ce qu’il perçoit du message, et je regrette que cette variable ne soit pas prise en compte dans le modèle de communication droit sorti d’une école de commerce. Le marketing rejette comme d’habitude la responsabilité de ce qui est dit sur le locuteur, et non pas sur le récepteur, ce qui revient à accepter à terme un renoncement et une condamnation du jugement, le rejet de la forme dialogique qui est fondamentalement philosophique.

Si quelqu’un balance des propos négationnistes sur la Shoah, la réception qui « accueille » ces messages est presque autant responsable que celui qui l’envoie si cette dite réception n’en fait rien ni ne réagit. Elle s’engage si je puis dire avec l’eau du bain sans le bébé. Le message de haine constitue l’eau sale qui se rappelle, l’histoire parlant à la place de ce bébé qui a disparu, il n’en reste que le résiduel d’une situation historique. Les négationnistes s’appliquent à rester fascinés devant ce résiduel, sans se demander pourquoi on en est arrivé là, sans se dire que c’est parce qu’il n’y a pas eu de réception et de jugement que tout a été réalisé.

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