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lundi, 25 juin 2007

Ma jeunesse immortelle...

...Bref, de mon côté, ces petites touches dans le monde professionnel me font d'une certaine façon retrouver ma puissance perdue...(lol), non, pardon ma soif de réussite... dans le monde super convivial de l'entreprise... mais plus je vois autour de moi des gens qui me racontent leurs déboires avec le monde du travail, plus je me sens moins seul à devoir me justifier envers ce monde. He oui, c'est presque un lieu commun de dire qu'on a des ennuis avec son boulot, et si on en a pas, c'est que ça ne va pas trop tarder à arriver...

La personne sympathique du Photo Service de ce matin me disait qu'elle allait démissionner de sa boîte car elle n'était pas assez payée en conséquence de ses heures supplémentaires... Mais sait-elle qu'elle est jeune? Comme souvent,  j'ai le sentiment que la différence entre les jeunes et les personnes qui ne le sont plus est que celles qui le sont (jeunes) n'ont pas l'expérience de leur propre jeunesse, alors que nous (ceux d'entre nous qui sont plus avancés en âge dirons-nous) nous l'avons cette expérience, avons aussi assez pris de recul pour se représenter une idée de notre jeunesse comparée à notre état en devenir (décrépitude?), ce que la personne jeune, dans la force de l'âge (mais minoritaire dans sa maturité en devenir) ne se représente peut-être pas trop, ou ne pense pas trop. La crise d'adolescence annonce-t-elle un entrée dans le monde des adultes ou des morts? des deux peut-être ... et c'est tragique pour le petit homme en devenir car il voit alors fusionner un fond de vitalité et de mort, un sentiment sublime de l'existence.

Quand j'était jeune je pensais être immortel et jamais je n'avais conscience de ma propre mort... ni celle d'avant sa vie. Aujourd'hui je commence à la penser, à la voir comme approchante, mais naturellement je te rassure...

samedi, 09 juin 2007

Surchauffes

Samedi 9 juin,

il a fait une chaleur bien lourde à Paris, mais un beau soleil par contre. Car qui dit chaleur aujourd'hui ne dit pas forcément soleil, avec la nuée de pollution en cloche au-dessus de la cuvette où se situe Paris et sa région. « Chaleur » peut aussi vouloir dire pollution, centrale thermique mal réglée, champignon atomique instantané. Et dire qu'il y a quelques années "chaleur" voulait dire "vacances", "st Tropez", "crème à bronzer"...

La "Chaleur" pouvait aussi symboliser cette "huile de coude" désagréable et quotidienne qu'avant l'apparition des congés payés octroyés par le Front Populaire les termes d'"usine", de "four de fonte", de "bête humaine" signifiaient... Dans l'imaginaire collectif, les mots changent de sens du fait de notre angoisse plus ou moins collective... Rassurez-vous. Et la chaleur ne fait plus rêver aujourd'hui, elle est devenue davantage une source de désagrément que de plaisir...

De chaleur réellement positive, il ne reste plus que la chaleur affective de deux corps qui se chauffent, d 'une chaleur qui montait à la tête de Sade, il ne reste plus que cette chaleur humaine pour rattraper le crédit négatif causé par une pollution "produite" quotidiennement. La pollution n'est-elle pas une production comme une autre qui entraîne son revers de bonne ou mauvaise conscience de marchés porteurs?

Les cycles caniculaires actuels sont l'envers de la libération sexuelle des années 60. Enrayer la pollution semble avoir été un désir permanent du mouvement des années "peace & love" de la fin des années 60, où l'émergence des centrales nucléaires et du programme énergétique sous De Gaulle a fait concurrence à la chaleur de corps humains hyper sexués. Fusion délibérée des corps qui dans l'étreinte libidinale imposée par la société de consommation systématisée a lutté aussi contre et pour faire échec à la mauvaise chaleur de l'atome. La mode des crèmes à bronzer et écrans totaux aurait cherché en tant que mythe à enrayer par ses indices solaires le noyau de l’atome et aurait exhibé dans la surenchère l’étreinte et l’amour libre pour contrer le programme en surchauffe des centrales atomiques.

samedi, 02 juin 2007

Le prétexte d'une panne de courant pour un peu de nostalgie

J’espère que tu continue le dessin, que tu n’as pas ralenti, je commence à être en manque de voir ton travail…C’est le retour à la préhistoire qui me fait revoir en nostalgie la peinture presque traditionnelle, hé oui, la panne d’électricité me fait revenir un siècle en arrière comme toi en somme, à te voir revisiter la peinture impressionniste, et faire tout ce flash back, je crois nécessaire pour comprendre un peu mieux la peinture, qui est aussi un acte de faire avec de la couleur et des mains, des gestes … Mais revenir à dire que l’Impressionnisme c’est la préhistoire est plutôt paradoxal, car le 19 ème siècle est le siècle du déclin en peinture, avec cette peinture Pompier qui orne les grands espaces du Musée d’Orsay, et qui se montre telle qu’elle avait perdu le métier de peindre, la faculté qu’avaient les peintres de la Rennaissance à cumuler les glacis les uns sur les autres pour obtenir une profondeur aujourd’hui étrange pour nos yeux ébahis. C’est cela qui faisait la profondeur d’un Vermeer, d’un Rembrandt, cette succession de glacis presque translucides. Je ne sais pas si tu vas pouvoir refaire cela avec Painter, est-ce que la fonction glacis existe déjà ? Toujours est-il que l’Impressionniste n’avait pas sa place au sein de la peinture officielle, celle que les Salons des Indépendants allait détrôner pour consacrer l’Impressionnisme à la fin de ce siècle, et qu’un grand peintre concurrençait à quelques pas du Grand Palais sous un chapiteau de cirque, celui de « L’origine du monde » ou de « L’enterrement à Ornan ». Aujourd’hui, l’Impressionnisme est au « grenier » du Musée d’Orsay, ce qui est un scandale de la muséographie, car les historiens ont voulu conserver l’importance historique de toute les peintures du 19 ème, en gardant la perception et les yeux du siècle dernier. Mais ces questions sont compliquées à trancher, et peut-être pas si facile, car on ne peux pas naïvement tenir pour « conservatisme » ou « congelé » ce qui est de l’ordre de la vérité, sinon la peinture Impressionniste avec Manet ou Van Gogh serait restée nulle et sans intérêt, pour des yeux de cette époque qui croyait que la peinture pompier et d’Histoire avec un grand H resterait la seule et vraie peinture.

 
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