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mardi, 26 décembre 2006

Noêl et mauvaise conscience

Les évènements liés à Noël ont leur part d’affect propre devant tout le déballage de produits alimentaires et clins d’œil déguisés, qui va de l’idée de la famille réunie et heureuse devant les cadeaux que rien ne distingue d'objets ordinaires destinés aux adultes, et que rien ne ditingue de jouets extraordinaires destinés aux enfants; image d’épinal d’une maisonnée qu’on ne trouve pratiquement que dans les compte de fées, reliée aussi à la Crèche mythique reconstituée en modèle réduit ou à l'échelle 1/1, avec des vrais annimaux le cas échéant ou des militaires en tenue de combat (vu dans le JT sur France 2). Evidemment comme on ne convient que partiellement à l’image idéale du bonheur familial, on est plus ou moins triste, mais ceci nous donne l’occasion de penser à ceux qui sont seuls dans une sorte d’empathie collective. Faut-il alors être triste pour être capable de comprendre la tristesse des autres ? On peut d’ailleurs remarquer que l’empathie sociale en temps ordinaire n’existe pas vraiment, sauf pour les communautés en tous ordres : Téléthon, que sais-je, mais pas individuellement comme à Noël (rencontrer quelqu’un au hasard et l’inviter pour marquer le coup semble nourrir cette image d’épinal qui vaut son tonneau de bonté). L’empathie individuée joue son rôle pendant les moments les plus critiques de l'existence, mais quand tout est redevenu normal, pourquoi reprend-elle son caractère guerrier ??? Confession déguisée d'une mauvaise conscience commune?

Avec la journée des morts de la Toussain, il y a peut-être la journée des vivants, symbolisée par Noël, c’est aussi ce message d’amour qu’on vit de deux façons pour les médias, soit de façon païenne avec le commerce intensifié autour de l’événement concurrencé tous les mois par d’autres fêtes par ailleurs (Halloween, etc…toujours fêtes importée par les USA), soit d’une façon religieuse reliée dans une moindre mesure peut-être à la consommation, mais malgré tout dépendante d’une dépense alimentaire somptueuse. Parmi toute cette orgie culinaire, seul parmi les personnages publics l’Abbé Pierre en France doit fêter Noël dans une grande simplicité. Ceci semble aller à l’encontre de l’idée que les médias nous donnent de Noël. Si on nous disait de ne pas consommer, d’arrêter d’acheter pour penser aux SDF, ça ferait désordre. Il y a eu récemment cette action qui invitait à quiconque se sentait solidaire du problème de la pauvreté dans un pays riche d’avertir les politiques d’une manière impliquée en allant dormir par geste de solidarité dans une tente avec « des » SDF. J’ai trouvé cette action forte symboliquement.

lundi, 25 décembre 2006

Télévision et société ludique

La télévision culturelle de Malraux voulait refaire le monde en éduquant les gens, les citoyens comme on dit, mais aujourd’hui à la télévision, il y a une éducation sexuelle plutôt que globalement culturelle, à voir les femmes packagées comme des vases sur les affiches des métro, les répercutions se font ressentir aussi sur le petit écran... Gérard me disait aussi que c’est pour cette raison et cette banalisation de l’érotisme dans l’espace public que les jeunes avaient un besoin d’assouvir une soif d’apprentissage dans la pornographie plutôt que traditionnellement dans leur familles (cousins, etc…), et moi je lui rétorquais qu’au train où vont les choses, la pornographie banalisait tellement la violence dans l’acte sexuel que les « tournantes » entre jeunes sont devenues, souvent d’ailleurs avec l’accord des jeunes filles, un sport national presque ordinaire, et pas seulement issu de cité ou « quartiers sensibles ». Regarde ce viol récent de 4 adolescents contre une jeune fille, « refilée » de l’un à l’autre avec son consentement semble-t-il… A la télévision se reproduit (je l’ai découvert aujourd’hui en regardant « Le maillon faible », peut-être connais-tu cette émission…) un principe structural d’élimination des « mauvais » par jeu, dans un esprit ludique. Toutes ces émisions de type Loft story, Le maillon faible, et tant d’autres, mise à part leur domaines de réussite, répètent toutes le même challenge : ne pas se faire exclure et exclure le plus nul, dans un esprit de convivialité ludique, voire amoureuse. Tuer ou creuver en somme dans la bonne humeur, et amicalement voire dans l'attachement : l'un des 2 finalistes gagne 100 millions d'euro et l'autre ne gagne rien, rentre chez lui bredouille... Quelle joie pour tout téléspectateur un peu frustré par son travail. Principe guerrier par excellence mais pervers, et vécu individuellement. Ca s’ajuste parfaitement au principe de responsabilité au sein de l’entreprise conviviale tellement courue.

Ce n’est pas que les snuffs movies m’enrichissent...

Ce n’est pas que les snuffs movies m’enrichissent mais ça m’intéresse comme forme de dysfonctionnement social de la production des images en général. Le snuff movie je ne sais pas ce que c’est concrètement, je n’en ai jamais vu, mais il paraît que c’est surtout un mythe du cinéma expérimental qui apparaît pendant les années 60/70 pendant la période de durcissement politique, qui rassure les bonnes consciences morales. Un puritanisme cinématographique peut-être à la source d’un dépassement des limites. C’est une forme de transgression des règles : si on interdit les vrais baisers au cinéma (le code Haynes je crois pour le cinéma Hollywoodien), on peut être presque certain qu’en contrepartie le marché du film pornographique s’intensifie dans un créneau parallèle. C’est presque pareil peut-être pour le snuff movie, mais je crois d’après un article là-dessus que j’ai lu que c’est une réaction à la guerre de Corée. Comme le film « gore » je crois, apparu en grande pompe et succès dès 1968 (« La nuit des morts vivants" de Romero). La manipulation des images et la propagande de guerre était si forte qu’une provocation cinématographique détournée dans une ficiton de fin du monde telle que « La nuit des morts vivants", au regard de cette situation sclérosée provoquait et répondait à sa façon à cette sorte de puritanisme de guerre. Aujourd’hui, ironie du sort, même dans un film catastrophe qui ne prend pas en compte le terrorisme, disons pour un film de type catastrophe climatique (un film américain dont j'ai oublié le titre, mais sorti en 2005), les corps des victimes n’apparaissent pas à l’écran alors que l’écran devrait être en réalité jonché de centaines de morts. Ce puritanisme cinématographique rejoint le puritanisme médiatique qui censure les morts du « 11 septembre » à l’écran. Je ne sais pas si tu te rapelles de ce problème… Le snuff movie a intéressé Davidn Cronenberg, il a fait dans les années 80 Vidéodrome. Comme tu dis, le snuff movie sort du genre de la fiction et change, devient en quelque un document sur la vraie mort de quelqu’un en direct. Où l’acteur met en jeu sa propre vie et meurt comme Molière, sur scène. Mais je ne sais pas si c’était accidentel pour Molière ou organisé de sa part. Pour le snuff movie toutefois, tout le staff, le personnel est complice, comme les consommateurs d’ailleurs, tout le monde qui fabrique et achète ces produits licencieux est complice du drame. Même la victime à la limite, sauf si elle n’est pas au courant est qu’elle est naïvement le jouet de l’entreprise. Le snuff movie pose davantage un problème éthique qu'un souci esthétique ou de genre cinématographique, c'est le sel de l'histoire, et c'est pour cette raison que ça m'interesse....

dimanche, 24 décembre 2006

Photographie argentique et numérique

Je crois que l’appareil argentique n’est pas abouti par rapport au « tout numérique », expression qui renvoie à un univers actuel de plus en plus convivial et domestique où l’informatique arrive à concentrer pratiquement tous les appareils qui nous environnent vers un centre. C’est une concentration technique qui fait qu’aujourd’hui de plus en plus la tendance est d’avoir un ordinateur central qui compose tout l’environnement d’une maison du chauffage à la chaîne stéréo en passant par l’ordinateur jusqu’à la gestion de la lumière, etc…. De ce point de vue le classique système de l’appareil argentique n’était qu’un système autonome, sans prise avec d’autres outils qui auraient pu le compléter, ou le faire servir à autre chose ou un autre emploi. Un outil « moderne » par excellence, par opposition à mos outils hybrides d’aujourd’hui, donc post-modernes. C’est moi qui voit ça comme ça tu me diras… une interprétation personnelle. Regarde les téléphones portables actuels par exemple, ils sont pratiquement tous dotés d’une caméra pour la photo ou la vidéo, et ils ont le Wifi avec l’ordinateur, connectable à l’internet. L’appareil numérique « qu’on achète pour tout faire » semble avoir pour toi une qualité moins grande, donc plus grand public et plus pratique ? C’est vrai que les gens pensent qu’ils ont moins de complication technique lorsqu’ils achètent des produits numériques, et que s’ils se dotent d’un appareil argentique ils devront se mettre à apprendre vraiment la discipline, alors que cette idée à mon avis est fausse. L’outil classique semble pour ceux qui ingurgitent par la publicité l’idée que nous traversons une révolution informatique bouleversant nos pratiques de vie condamné. Mais pour la plupart des produits, les problèmes se répètent en argentique comme en numérique. Le « grain » du papier (les ISO ou ASA pour le film dans l’appareil ou l’indice du papier) sont équivalents aux problèmes liés au « bruit » d’une image numérique faite en basse lumière ou en haute sensibilité. Ou encore la batterie limitée à peu de temps du compact numérique ressemble par homologie à ce que la pellicule à priori limitée de l’argentique nous impose en contrainte de prise de vue, alors que l’usage limité de la batterie du numérique limite à sa façon l’apparente liberté et infinité de la prise de vue… La seule différence notoire entre argentique et numérique -- le même rapport entre la drague et la relation amoureuse --est à mon avis l’espace entre le temps du déclenchement dans l’action de photographier et le développement ou l’apparition de l’image à l’écran de l’appareil. C’est une forme instantanée d’évolution comme en 1921 lorsque Leica inventait « l’appareil instantané » qui pouvait prendre une photo à 1/125 ème de seconde alors qu’auparavant les appareils prenaient plus de temps à la prise de vue, disons 30 secondes (au hasard de mes connaissances approximatives…).

samedi, 23 décembre 2006

Rue des Haies, Paris 20

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