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mercredi, 27 septembre 2006

Un cinéma contact?

indfrisable : Tu crois qu'on peut totalement se connaître pas écrit?

Interlocuteur: merci my dear

Interlocuteur: sans le savoir du toucher d'un grain de peau, parfum, gestes...regards...????

indfrisable : Imagine les personnes en prison qui écrivent au hasard dans la botin à quelqu'un et qui ont une relation, si la personne n'est pas de sa famille, à-t-elle le droit de voir son nouvel ami en prison?

Interlocuteur : oui si c'est sa compagne.

indfrisable : Les gestes et le regards, ca se voit dans la webcam? Si avant c'était sa compagne, ou si elle le devient pendant qu'il est en prison?

Interlocuteur: oui, pas vraiment en 3 d! ce serait un supplice! la tentation et la frustration à rendre dingue les amants!!!

indfrisable : Les deux mélangés, il manquerait le contact, primauté que revendiquent les féministes, contre le regard détenu par les hommes.

Interlocuteur: je ne suis pas très au courant, il y a eu des émissions sur des histoires d'amour avec des couples séparés comme ça, y'a bien eu des films! avec Béatrice Dalle!

indfrisable : Le regard masculin et la beauté féminine des films pour ces féministes, ne seraient faits que pour faire phantasmer les hommes, mais pas les femmes. Quand on inventera un cinéma contact, on sera dans un art féminin. Je me rapelle d'une artiste féministe,Valie Export, elle faisait pendant les années 60 une performance: faisait toucher aux passants dans la rue ses seins alors qu'elle leur bandait les yeux... Cette probématique a été réglée au sein des arts plastiques, mais pas encore au cinéma... apparemment !

medium_valie.jpg

Tapp und tastkino, Touch cinema, documentary photo, b/w
2nd presentation, 1st European Meeting of Independent Filmakers, Munich/Stacchus, 1968
Photo : Werner Schulz

Ps : Après l'accès récent que j'ai eu de cette performance, j'ai fourché, il ne s'agit pas d'une action où contrairement à ce que je dis elle bande les yeux des passants, mais elle coupe l'accès à la vision de ses seins par ce dispositif théâtral, une petite scènette faite de carton plume(?) ou de polystiren(?), matériau pauvre, voire féminin... mais l'attrait n'est pas le contact du matériau mais du matériau dont on ne peut pas avoir accès par le regard, éminemment masculin...

Depuis le jour.

Depuis le jour où tu paraissais assez nostalgique de
ton paysage d'enfance retrouvé ravagé par les
investisseurs immobiliers, je peux peut-être te
rassurer en te disant que certes, cette situation
n'est pas particulière à ton pays le Chili, mais est
le lot aussi il me semble de pays touchés par la
révolution des marchés en général (financiers et
d'autres ordres ou une valeur spéculative peut
apparaître sur tout un tas de domaines contextuels :
art, paysage "naturel" et typique que nous
connaissions étant enfant) et dont la valeur
paysagière "actuelle" n'est pas une condition
première, ce qui fait qu'il y a une contradiction même
au sein de terme "paysage touristique" devant être en
même temps le signe d'un terroir et donc d'un
intouchable, d'une préservation du site à l'état
disons quasi initial auquel on croit en temps
qu'organisateur culturel, et son "devenir"(pas au sens
de Deleuze bien sur, qui n'est pas du tout minoritaire
dans ce sens mais majoritaire et commun) touristique
qui engage des infrastructures toujours plus lourdes
de standing et de valeurs dirons-nous opérationnelles
en terme de marché dynamiques, amenuisant en même
temps le charme que tu trouvais tellement fort. Or,
cette situation d'homogénéisation des sites fait que
tous les pays se ressemblent -- Marcel Duchamp pendant
les années 50 remarquait ce phénomène d'homogénéisation
dans l'accessoire urbain, les stations essences, etc... -- , aussi bien les
paysages de mer que de montagne (ces presque
mégapoles en stations hivernales qui reçoivent une classe moyenne
attirée par les promotions aux
séjours de courte durée et aux tarifs tellement
avantageux), aussi bien que les vallées de ma région d'origine qui sont
infectées de mega restaurants chics (je pense
particulièrement à la restauration de luxe qui s'est
installée vers Laguioles dans le nord Aveyron et qui
casse complètement le charme et le vert paturage
maintenant harmonisé à un standing chic et nature). Tu peux
regretter que cette situation ait envahie toute la
planète et que le touriste lambda n'ait donc plus rien
à se mettre sous la dent de vraiment typique et de
simple. Même si ce "typique" quand bien même idéalisé à
toujours été la reconversion d'un "nouveau" pris aussi bien dans
un processus de vieillissement que d'exotisme -- exotisme d'une industrie
abandonnée en pleine nature, d'une friche industrielle pour bobo touché
dans sa fibre nostalgique -- cette main mise de l'industrie
touristique sur le paysage lui fait perdre son caractère perdu.

Pour Antonia.

lundi, 11 septembre 2006

Musée du Rouergue, Espalion

medium_crucifixenballes.jpg

dimanche, 10 septembre 2006

bièvres, juin 2006

medium_voiturebachees.jpg

lundi, 04 septembre 2006

Scout toujours pipo

medium_tente.jpg


Tenture instantannée, boy scoutisme progressiste programmé en rustique, vague style évidence devenu le standard habitation de nos médias, effet donc d'un grand soir régressif architectural, où la cabanne intermonde, le light show effemère se mélangent dans une succession interminable de fausses nouvelles...mises en scène.

Quand nous serons devenu selon la formule consacrée des enfants infantilisés nous adopterons un regard captif. Contre sens ou distinction audacieuse? On a donc un infantilisme qui affecterait l'enfant, et un autre qui ferait régresser l'adulte. Le deuxième est probable, mais le premier est à fouiller. La formule de l'enfance infantilisée est issue du discours UMP à destination de la jeunesse, désormais vaccinée contre une certaine génération 68. Culte de la personnalité, paranoïa sociale, sécuritisme, psychologisme à outrance, propre, net!

Les années 90 ont laissé se développer à l'état latent un infantilisme intuitif, sous la forme d'une régression induite sur le consommateur appuyée et entretenue par la condition de la société de consommation, mais aujourd'hui, là ou l'infantilisme s'est toujours cantonné à l'acte et la stimulation de jouer avec le futil et le gadget, il s'est dédoublé, séparé en deux dimensions psychologiques, à une stratégie démagogique mise en place par les hommes politiques (bushisme, buiseness et ludisme) qui en tirent symboliquement et fiancièrement les cartes. Cette posture, presque ouvertement revendiquée par notre gouvernance automatisée, s'ajuste à notre patron citoyen d'un nouvel infantilisme intuitif et rationel, analytique et tenace. La peopolisation des politiciens, le présuposé psychologisant que beaucoup de journalistes adoptent et qui réside à poser des questions sur les perceptions personnelles de l'invité, les sentiments verbeux "dont il se sent investit" sont la marque de cet infantilisme d'état, devenue incontournable pour passer en bon client, en visibilité...

 
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