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mercredi, 27 septembre 2006

Depuis le jour.

Depuis le jour où tu paraissais assez nostalgique de
ton paysage d'enfance retrouvé ravagé par les
investisseurs immobiliers, je peux peut-être te
rassurer en te disant que certes, cette situation
n'est pas particulière à ton pays le Chili, mais est
le lot aussi il me semble de pays touchés par la
révolution des marchés en général (financiers et
d'autres ordres ou une valeur spéculative peut
apparaître sur tout un tas de domaines contextuels :
art, paysage "naturel" et typique que nous
connaissions étant enfant) et dont la valeur
paysagière "actuelle" n'est pas une condition
première, ce qui fait qu'il y a une contradiction même
au sein de terme "paysage touristique" devant être en
même temps le signe d'un terroir et donc d'un
intouchable, d'une préservation du site à l'état
disons quasi initial auquel on croit en temps
qu'organisateur culturel, et son "devenir"(pas au sens
de Deleuze bien sur, qui n'est pas du tout minoritaire
dans ce sens mais majoritaire et commun) touristique
qui engage des infrastructures toujours plus lourdes
de standing et de valeurs dirons-nous opérationnelles
en terme de marché dynamiques, amenuisant en même
temps le charme que tu trouvais tellement fort. Or,
cette situation d'homogénéisation des sites fait que
tous les pays se ressemblent -- Marcel Duchamp pendant
les années 50 remarquait ce phénomène d'homogénéisation
dans l'accessoire urbain, les stations essences, etc... -- , aussi bien les
paysages de mer que de montagne (ces presque
mégapoles en stations hivernales qui reçoivent une classe moyenne
attirée par les promotions aux
séjours de courte durée et aux tarifs tellement
avantageux), aussi bien que les vallées de ma région d'origine qui sont
infectées de mega restaurants chics (je pense
particulièrement à la restauration de luxe qui s'est
installée vers Laguioles dans le nord Aveyron et qui
casse complètement le charme et le vert paturage
maintenant harmonisé à un standing chic et nature). Tu peux
regretter que cette situation ait envahie toute la
planète et que le touriste lambda n'ait donc plus rien
à se mettre sous la dent de vraiment typique et de
simple. Même si ce "typique" quand bien même idéalisé à
toujours été la reconversion d'un "nouveau" pris aussi bien dans
un processus de vieillissement que d'exotisme -- exotisme d'une industrie
abandonnée en pleine nature, d'une friche industrielle pour bobo touché
dans sa fibre nostalgique -- cette main mise de l'industrie
touristique sur le paysage lui fait perdre son caractère perdu.

Pour Antonia.

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