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mercredi, 26 avril 2006

Viré pour avoir attendu 10 minutes devant l'entrée d'un immeuble

Salut Jean-Yves,

Il nous est arrivé un truc ce soir avec Antonia et le concierge. Je te donne les faits et après mon interprétation.

Antonia m'attendait tranquillement devant l'immeuble à 22 h00, le concierge (et non pas "gardien", je préfère "concierge") est venu, lui a demandé de ne pas circuler devant l'immeuble, Antonia l'a regardé stupéfaite et mutique, et il l'a viré en la tirant par le bras en dehors de la zone cloturant l'immeuble, en lui disant que les flics vérifieraient s'il elle a ses papiers en bonne et due forme (propos déjà racistes). A 22 h 05 j'arrive (je ne laisse pas mes clefs à Antonia à cause de précédents que je redoute, tu connais la situation. De toute façon elle vient rarement à la maison), je sonne chez lui et exprime ma colère pour le mépris ouvert qu'il a eu vis à vis de nous deux, alors qu'il connaissais Antonia et, sachant que c'était ma copine, qu'on pouvait arrondir les angles plutôt que d'appliquer frontalement l'humiliation machiste. Hulmiliation, du reste, dirigée aussi à mon encontre, elle m'attendait depuis 10 minutes. Je m'explique vertement, un scandale. Il me dit benoîtement qu'aucune personne ne doit stationner dans l'enceinte de l'immeuble comme le règlement le stipule, et que lorsque les dealeurs sont devant à le menacer, personne des voisins ne vient l'aider (là, je ne vois pas le rapport).

Pour connaître mes limites dans ce cas précis, je viens de trouver certains règlements officiels qui me précisent le statut de gardien d'immeuble :

"Le 28 janvier 2003 a été votée à l'Assemblée Nationale le projet de loi sur la Sécurité Intérieure. Les professionnels de santé et leurs familles, par les articles 20 et 20 bis de cette loi, voient leur protection renforcée contre les agressions en tout genre.

Voici les textes : Article 20

Le premier alinéa de l'article 433-3 du code pénal est ainsi rédigé : « Est punie de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende la menace de commettre un crime ou un délit contre les personnes ou les biens proférée à l'encontre d'une personne investie d'un mandat électif public, d'un magistrat, d'un juré, d'un avocat, d'un officier public ou ministériel, d'un militaire de la gendarmerie, d'un fonctionnaire de la police nationale, des douanes, de l'administration pénitentiaire, d'un sapeur-pompier professionnel ou volontaire, d'un gardien assermenté d'immeubles ou de groupes d'immeubles, d'un agent exerçant pour le compte d'un bailleur des fonctions de gardiennage ou de surveillance des immeubles à usage d'habitation en application de l'article L127-1 du code de la construction et de l'habitation, d'un agent d'un exploitant de réseau de transport public de voyageurs, d'un professionnel de santé en service et de toute autre personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, ou à l'encontre, et du fait de ces fonctions, du conjoint, des ascendants et des descendants en ligne directe de cette personne ou de toute autre personne vivant habituellement à son domicile. La peine est portée à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende lorsqu'il s'agit d'une menace de mort ou d'une menace d'atteinte aux biens dangereuse pour les personnes. »

Dans sa rédaction antérieure, l'article 433-3 avait notamment pour objet de punir de deux ans d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende la menace, lorsqu'elle était soit réitérée, soit matérialisée par un écrit, une image ou tout autre objet, de commettre un crime ou un délit . Il ne sera plus nécessaire que la menace soit réitérée ou matérialisée par un écrit, une image ou tout autre objet. L'incrimination protégera désormais le conjoint, les ascendants et les enfants des personnes mentionnées à l'article 433-3 ou toute autre personne vivant habituellement à leur domicile en cas de menace proférée à leur encontre du fait des fonctions des personnes protégées par cet article.

Article 20 bis Au cinquième alinéa (4°) des articles 221-4, 222-3, 222-8, 222-10, 222-12 et 222-13 du code pénal, après les mots : « de voyageurs », sont insérés les mots : « , un professionnel de santé en service, un gardien assermenté d'immeubles ou de groupes d'immeubles, un agent exerçant pour le compte d'un bailleur des fonctions de gardiennage ou de surveillance des immeubles à usage d'habitation en application de l'article L127-1 du code de la construction et de l'habitation. » Les infractions concernées sont :

le meurtre (article 221-4 du code pénal); les tortures et actes de barbarie (article 222-3 du code pénal) ; les violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner (article 222-8 du code pénal); les violences ayant entraîné une mutilation ou uneinfirmité permanente (article 222-10 du code pénal); les violences ayant entraîné une incapacité totale detravail pendant plus de huit jours (article 222-12 du code pénal); les violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours ou n'ayant entraîné aucune incapacité de travail (article 222-13 du code pénal). "


Compte tenue de ses informations (peut-être suis-je parano?), j'en déduis que le concierge veut me manipuler afin que je devienne agressif, menaçant, pour qu'il puisse faire jouer son pouvoir judiciaire...

Qu'en penses-tu?

Michel

Merci d'avance


Mercredi matin, le lendemain, la fenêtre est ouverte, j'entends le gardien et sa femme se gausser de l'incident d'hier soir (virer une personne de l'immeuble parce qu'elle attend devant l'entrée). Ils parlent de l'incident comme si c'était c'était un acte héroïque que d'agir de la sorte : "rire...je lui ai dis trois fois la même chose". Je cris très fort : "Ne vous inquiétez pas monsieur le concierge, on va en reparler de cette histoire", claque la porte bien fort, re-claquement de porte.

Je viens de faire un tour sur le web pour jeter un œil sur les lois Sarkozy concernant la réglementation des halls d'immeubles : c'est une loi controversée, très ambiguë, et qui concerne de toute façon les attroupements de personnes. Antonia était seule. On parle de Prison ferme pour avoir occupé un hall d'immeuble , Antonia était devant l'immeuble, et non dans le hall, et n'entravait pas le passage, ni par aucune activité illicite.


(suite)
mercredi, 14 h
Je rencontre par hasard le directeur de conseil syndical aux boîtes aux lettres. Je lui fais part de l'incident, lui demande s'il était dans son droit? "Non, il a fait une faute!". Il va le voir pour le recadrer, et nous téléphonons ensuite à Antonia, encore sous le choc... le directeur de conseil syndical a pris conscience de la violence de notre "lascard", celui qui au lendemain matin de l'incident se gaussait avec sa femme devant ma fenêtre, et nous ruine...

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